Décès d’un grand Ancien !

Bonjour à Tous

Notre camarade André AUBERGER, quatre-vingt-quatre ans, est décédé dans la nuit du quatre au cinq août. Il était adhérent de l’Association locale de Chambray-lès-Tours.

Hommage à ce Grand Ancien (invité du Président au 92ème Congrès national).

■ Commandeur de la Légion d’Honneur et de l’Ordre National du Mérite – Médaillé Militaire – Croix de la Valeur Militaire ;

■ Grièvement Blessé en Algérie le 06 mars 1962 – trois ans de rééducation, pensionnaire aux Invalides ;

■ Président de la Fédération Française de Handisport 1980-2007 ;

■ Membre du Comité National Olympique Sportif Français dont il devient Trésorier général ;

■ Président de la Fondation des mutilés et Invalides de Guerre 2010 ;

■ Fondateur et Président du Trophée Handisport de Touraine 1974 ;

■ Participe au lancement de la Fondation du Sport pour le reclassement des Athlètes Valides comme Handicapés.

■ Auteur d’un livre « Un Fauteuil pour la Vie – Récit de Vie ». Préface de Michel Drucker (Editions du Cherche Midi).

Ses obsèques seront célébrées, le Jeudi 11 août à 09 heures 30, en l’église de Chambray-lès-Tours.

Les drapeaux seront les bienvenus, merci aux porte-drapeaux qui pourront se déplacer.

INAUGURATION MONUMENT SOLDIS ALGERIE

Les sections intéressées sont priées de prendre contact avec chris.paqueriau@orange.fr pour obtenir l’invitation et le bulletin de participation

C O M M U N I Q U É de SOLDIS ALGERIE association nationale pour la mémoire des militaires français portés disparus durant la guerre d’Algérie

Le 30 août 2022, à l’occasion du 60ème anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie et dans le cadre de la Journée Internationale des personnes disparues, un monument à la mémoire des 652 militaires français portés disparus en Algérie sera inauguré à PORT-VENDRES.

Ainsi, 60 ans après la fin de la guerre d’Algérie, un hommage national sera rendu à ces militaires français dont le corps n’a jamais été retrouvé et qui ont été oubliés de tous depuis leur disparition.

C’est pour eux, pour leurs familles et pour leurs amis, que ce monument est érigé, grâce à l’accueil de la ville de Port-Vendres et à la générosité de plus de 2500 donateurs individuels, de 150 associations et au concours du ministère des armées.

C’est pour que leurs noms ne soient plus jamais oubliés et que leurs proches puissent enfin clore ce deuil qui dure depuis plus de 60 ans, que leurs noms seront gravés à jamais dans le marbre de ce monument. C’est, tardivement, le geste de reconnaissance de la Nation envers ses soldats qui, jusqu’à leur dernière seconde, ont cru que la France leur viendrait en aide.

Tous ceux qui souhaitent s’associer à cette cérémonie seront les bienvenus et notamment les porte-drapeau.

Général (2S) Henry-Jean FOURNIER

Président de SOLDIS ALGERIE

Témoignage du débarquement du 6 juin 1944

D’DAY DE MÉMOIRE

« Les sanglots longs des violons de l’automne,

blessent mon cœur d’une langueur monotone.

5 juin 1944.

Vous écoutez à la radio ces vers de Verlaine qu’annonce la BBC.

 » Ils arrivent bientôt « 

En ce jour le drapeau tricolore hisse la liberté,

Aujourd’hui, qui aurait pu mourir au nom du sacrifice?

Vous commémorez la victoire d’un général radiophoniste,

Seul Moulin fut résistant irréprochable de la clandestinité.

Mais tout ceux là pour vous, qui sont-ils?

Pas grand chose! Et finalement presque rien!

Vous appelez ça chair à canon pour GI’s débiles,

Mais quand vous dansez vous chantez en ricain.

Jamais je n’oublierai ce pays qui m’était jusque-là inconnu,

Et pourtant sur cette terre de France je reviens tout ému.

Matin du 6 juin 1944.

“Au Poste de combat !”

A proximité de Plymouth, le temps est sombre,

Grise la couleur du ciel, les croiseurs sont en nombre,

Quand tout à coup nous recevons à la hâte l’ordre,

Les destroyers brisent les vagues d’une mer en désordre.

A perte de vue au loin dans les brumes du ciel,

J’aperçois la côte normande et ses falaises premières.

La mer se couvre de bateaux, se cachent les hirondelles,

Beaucoup de nous sont malades, moi je récite ma prière.

Alors ils me donnent deux tablettes d’amphétamines,

Comment arriveront-elles à m’aider pour rester éveillé?

Pour chaque soldat, deux seringues de morphine,

Des cigarettes et quelques francs français en billets.

Soudain, un avion allemand s’écrase à bâbord!

Comment a-t-il traversé le rideau de l’ultime aurore.

Un gros éclat d’obus passe à un centimètre de ma tête,

Et déjà un casque de sang flotte sur l’eau muette.

La barge accoste sur une plage mouillée de sacrifices,

Elle touche le sol, en file indienne on avance vers la dune,

A une cadence infernale, des tirs de canon jaillissent!

En vain on monte face aux mitrailleuses de l’infortune.

Grimper là-haut, mais combien d’obstacles à franchir!!!

C’est du bunker que partent ces éclairs innombrables,

Les premiers obus s’abattent dans un vacarme de délires,

En ce tôt matin, les furies font alliance avec les diables.

Partout les obus explosent, le boucan s’amplifie,

tellement ils me martèlent de lueurs dantesques!

Devant moi, les premières rafales anéantissent nos vies,

Par autant de tirs de mitrailleuses, je suis sans geste.

Mètre après mètre, je rampe sur la maudite plage,

Un camarade agonise, d’autres GI’s tombent.

Je prie pour que cesse ce brouillard de carnages

Je tiens la main de l’ami au visage défiguré par la bombe.

J’entends les râles, les cris de douleurs du néant,

face aux inqualifiables foudres sauvages du rivage.

Le combat est insensé! Le sable se mêle au sang,

De vos fenêtres vous observez ce spectacle de rage!

J’arrive tel un miracle au sommet de la dune,

Près du bunker je récupère le casque d’un allemand.

Ne pleurez plus! J’ai dans la main mon fusil de rancune,

De l’autre je vous ramène son drapeau teinté de blanc.

Non, je n’oublierai jamais ce jour de juin 44,

J’étais là avec mes camarades.  

En se retournant, il souriait à la belle Kelly,

Il montait sur ce navire qui allait les séparer.

Elle lui parlait d’amour, il répondait par la patrie,

Évoquant l’honneur, il partait fier servir notre liberté.

Aux mères qui ont perdu un ou plusieurs enfants,

Dans ce bateau qui s’apprêtait à voguer la mort,

A la femme qui ne reverra jamais son mari, son amant,

Au père mutilé dont l’enfant ne touchera plus le corps.

Sur les plaques des rues s’étale le nom des héros,

Sur la blanche croix, celui d’un inconnu est gravé.

Entonnez la marseillaise! J’ai toujours la mort en écho,

Le cri d’un brave retentit une fois sur le sable mouillé.

Ainsi ils vous ont rendu la liberté, leurs vies offertes,

Pourquoi dans ce cimetière tant de croix sont alignées?

Aujourd’hui ils reposent sous une pelouse toujours verte,

Une bannière étoilée couvre le souvenir du pays où ils sont nés…

Non, je n’oublierai jamais ce jour de juin 44, non, jamais.

©Christian Poullein – 6 Juin de mémoire